lundi 10 février 2014

La théorie du genre, faits et perspectives

Le contexte :
Une large polémique sévit après des avertissements par SMS aux parents d'élèves que la théorie du genre allait être enseignée à l'école et qu'on montrerait et apprendrait la masturbation dès la halte-garderie à la rentrée 2014. Qu'en est-il ? La théorie du genre existe-t-elle ? Oui selon certains médias indépendants. Non répondent les médias traditionnels, tout comme le gouvernement : 'prétendue théorie du genre', 'folles rumeurs totalement infondées', 'délire', 'conspirationnisme'. L'idée serait plutôt l'objectif de prise de conscience des jeunes qu'il existe plusieurs sexes et différentes orientations sexuelles, et qu'il convient de ne pas discriminer.

Les faits en France :
  • Najat Vallau-Belkacem lors d'un entretien au journal 20 Minutes, en août 2011 : "La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socioculturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets." Avant de se désavouer en juin 2013 : "La théorie du genre n'existe pas. Ça n'existe pas. En tout cas je ne l'ai jamais rencontrée." Pour ne parler que de l'apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons, et non du choix de sa construction sexuelle.
  • Vincent Peillon : Dans une lettre du 4 janvier 2013, le ministre s'exprime en ces termes : "Je souhaite que vous accompagniez et favorisiez les interventions en milieu scolaire des associations qui luttent contre les préjugés homophobes [...]. Je vous invite également à relayer avec la plus grande énergie, au début de l’année, la campagne de communication relative à la « ligne azur », ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle." On trouve sur ce site de quoi rassurer ceux qui se sentent différents, certes. Mais à quel prix, et comment dire qu'on n'y divulgue pas le concept de genre ? Avant que ce site fût rendu inaccessible, on pouvait y découvrir des questionnaires pour évaluer sa sexualité dans le sens général, avec des définitions telles que : "Identité de genre : sentiment d’être (plutôt) un homme ou (plutôt) une femme. Pour une partie des personnes, le sexe biologique coïncidera avec ce sentiment, c’est-à-dire qu’une femme au corps féminin se sentira femme par exemple. Mais pour d’autres, le sexe biologique et l’identité de genre ne coïncideront pas."
  • Le premier ministre Ayrault, le 31 octobre 2012, faisait parvenir un document officiel de 13 pages, le "programme d'actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre."
  • Laura Slimani, présidente des jeunes socialistes, au cours d'un congrès PS, déclarait quant à elle en février 2014 : "Les différences entre les hommes et les femmes, elles ne sont pas simplement innées. Oui, les différences entre les hommes et les femmes, elles sont construites. Oui, le genre, ça existe et nous allons l'enseigner dans les écoles".
  • En 2013, Julie Sommaruga, député PS des Hauts-de-Seine, s'exprimait ainsi : "L'objectif est l'intégration, la formation d’une éducation à l’égalité hommes-femmes et à la déconstruction des stéréotypes sexués. L'idée est de substituer à des catégories telles que le sexe ou la différence sexuelle, qui renvoient à la biologie, le concept de genre, qui montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites". L'amendement AC 421 alors défendu est voté à l'Assemblée le 28 février 2013 : "Elle assure les conditions d'une éducation à l'égalité de genre".
  • Le lundi 3 juin 2013, 200 magistrats de toute la France sont convoqués à Paris pour assister à un stage de formation sur "les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre" par Mme Taubira, "dépenses somptuaires liées au déplacement" soit dit en passant "en total décalage avec les restrictions budgétaires drastiques imposées aux juridictions."
  • Plus qu'un projet éducationnel défini, le thème du genre gagne de l'importance dans la recherche, avec plus de 2000 répondants sur l'année 2012, suite à un questionnaire interne du CNRS pour peser l'importance des recherches en la matière.
  • Moins en rapport avec le sujet du genre : poussé par le diktat de l'égalité coûte-que-coûte, un rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective présentait quelques propositions pour lutter contre les stéréotypes : "contractualiser avec les éditeurs un homme équilibré d'hommes et de femmes [...] dans les manuels et la littérature pédagogiques", ou encore comme l'Unesco en 2008 de "travailler sur une utilisation égale des pronoms 'il' et 'elle' ", employer la locution 'école pré-élémentaire' au lieu de 'école maternelle', etc.

Les contempteurs de ces percées égalitaires voudront voir la théorie du genre comme le prélude à l'indifférenciation sexuelle pendant que les thuriféraires de ces avancées progressistes n'y trouveront que de simples mots inoffensifs pour tendre à plus d'égalité. Pour autant, soutenir que le concept de genre n'existe pas paraît audacieux voire orwellien.

À l'École :
En dehors des programmes officiels, il y a les manuels scolaires. On trouve désormais dans plusieurs manuels de biologie au lycée des chapitres consacrés au sujet. Chez Bordas, le 10e est appelé "Devenir homme ou femme", agrémenté de photos de groupes aux revendications homosexuelles et transsexuelles, où l'on peut lire que "l'identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme". Chez Hachette, on pourra lire : "Seul sexe bien établi, le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin." On souhaite du courage aux enseignants en biologie, qui à leur époque n'était pas encore une science humaine et sociale.
En dehors des programmes officiels, il y a les intervenants, avec des associations dont on peut douter de la neutralité. Par exemple, SOS Homophobie était agréée par le Ministère de l'Education Nationale. Malgré l'annulation de l'agrément par le Tribunal Administratif de Paris, pour non-respect de la neutralité et de la liberté de conscience par ses positions anti-religieuses, le gouvernement maintient son soutien à l'association. On se doute qu'ils ne viennent pas simplement encourager les filles à devenir pompiers, mais à banaliser la transformation de genre, et à condamner les opposants au mariage pour tous : "Déconstruire les stéréotypes et les préjugés liés à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre, informer quant aux conséquences de l'homophobie et rappeler le droit existant, voilà les objectifs des interventions en milieu scolaire menées quotidiennement par les bénévoles de l'association dans toute la France."
En dehors des programmes officiels, il y a les films qu'on projette, comme Tomboy, l'histoire de cette fille de 10 ans qui se fait passer pour un garçon.
En dehors des programmes officiels, il y a les propositions du syndicat SNUipp-FSU sur demande de l'Éducation Nationale, comme la lecture des livres Papa porte une robe, Tango a deux papas, Philomène m'aime (dès le CP), mélange de soutien à la loi du mariage pour presque tous, aux futures lois de procréation pour couples homosexuels, et à l'indifférenciation sexuelle.

Les bienfaits :
La Norvège, comme elle nous rappelle qu'un sommet de tolérance ne suffit en rien à garantir le mélange pacifique des cultures, montre que le paradigme de l'enseignement de l'égalité hommes-femmes ne suffit en rien à aplanir les différences. Il y a en Norvège encore moins de femmes ingénieurs que dans les autres pays européens, soit 10 % seulement, pour 90 % chez les infirmières.
On peut rappeler aussi le fait divers sordide de l'éducation d'un jumeau mâle comme une fille après une circoncision ratée, se terminant 38 ans plus tard par le suicide des deux jumeaux.

Les autres pays, le droit européen, et le futur de la France :
  • On peut voir que les autres pays, et l'Europe, ont de l'avance sur le terrain de la reconnaissance du genre, aujourd'hui absent du droit français : "Néanmoins, bien que la notion d'identité de genre n'apparaisse pas dans la législation française, elle est présente dans plusieurs textes internationaux. L'identité de genre a été introduite en tant que définition précise par un collège d'experts en droit international de tous les continents, pour l'ONU en 2007, dans les principes de Jogjakarta. Ceux-ci sont repris dans le rapport du haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations-unies en novembre 2011. La définition donnée dans les principes de Jogjakarta est la suivante : « L'identité de genre fait référence à l'expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu'elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l'apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autre) et d'autres expressions du genre, y compris l'habillement, le discours et les manières de se conduire. »" (Journal Officiel de la République Française du 31 juillet 2013).
  • Dans la pure logique de l'intégration des statuts minoritaires dans le droit, on peut s'attendre à voir fleurir les nouvelles catégories sexuelles (bientôt aux JO ?) : transsexuel, en cours de transformation (en pourcentage), bi-sexe, non-identifiable, ou encore et sans viser l'exhaustivité, 'neutre', comme récemment institué en Australie.
  • En Argentine, on peut depuis 2012 choisir son sexe selon sa propre volonté, comme c'est arrivé à Manuel/Luana, 6 ans. Similairement en France, la Commission National Consultative des Droits de L'Homme (CNCDH, créée en 1947 pour "éclairer l'action du gouvernement") recommandait également dans un bulletin du 27 juin 2013 que la procédure de changement de sexe soit totalement décorrélée de toute procédure médicale, et sans intervention d'un juge. Même Mme Taubira préconise "d'appréhender ce sujet avec précaution". La Commission poursuit et : "au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination, demande la rectification des termes 'identité sexuelle' présents dans la loi, jugeant qu'ils entraînent une confusion entre genre et détermination sexuelle et biologique. Elle propose de les remplacer par les termes d''identité de genre'." Point d'élucubrations de penseurs minoritaires, ces idées se retrouvent dans le Journal Officiel cité plus haut : "Ainsi, parce qu'il permettrait une mise en conformité du droit national avec le droit européen, et parce qu'il accroîtrait la précision terminologique de la loi et contribuerait ainsi à une amélioration de la lutte contre les discriminations, la CNCDH soutient le principe de l'introduction dans la législation française de la notion d'« identité de genre »".
  • Un rapport de l'OMS de 2010, Normes pour l'éducation sexuelle en Europe (ici en anglais),  prône de donner des informations aux enfants (0-4 ans) sur "la satisfaction et le plaisir quand on touche son propre corps", sur "la masturbation infantile", d'apprendre à développer "une consience de l'identité de genre". Entre 6 et 9 ans, on cherchera à avoir une "idée sommaire de la contraception et des différentes méthodes de conception", du "sexe dans les médias (incluant internet)". On parlera de l'adoption et de l'avortement à partir de 12 ans. On développera à partir de 15 ans "une vue critique des différentes normes culturelles/religieuses liées à la grossesse, la parenté, etc". On pourra trouver un résumé plus complet sur cette page.
  • En Suisse alémanique, la droite conservatrice se bat désormais pour repousser l'âge de l'éducation sexuelle à 9 ans et plus, au lieu de 4 actuellement. Pendant ce temps-là, des classes de primaire et de maternelle bâloises ont pu être fournies en kits Sexbox, pénis en bois et vagins en peluche.
  • À Zurich, Markus Theunert, psychologue et chargé du service des affaires masculines du canton, propose que des films pornographiques soient projetés aux élèves. Le président du syndicat des enseignants romands, sans refuser catégoriquement, se dit surpris, mais rassure tout de suite : "Nous abordons déjà tous les sujets de sexualité dans les écoles primaires, pornographie comprise."
  • En Allemagne, depuis 2010, des dizaines de parents refusant d'envoyer leurs enfants aux cours d'éducation sexuelle et de genre ont eu à payer une amende. Les récalcitrants ont été envoyés en prison pour jusqu'à 43 jours. Deux parents d'un même couple ont même passé une nuit emprisonnés, dont la femme enceinte. La Cour constitutionnelle fédérale allemande statuait en juillet 2009 que l'obligation scolaire est prioritaire si la "neutralité et la tolérance" de l'école publique s'opposent aux idées pédagogiques des parents.

Rappels pour les optimistes :
Rappelons-nous, pour mémoire, la rhétorique de la loi d'exception, celle qui n'ouvrira jamais à aucune généralisation ni aucune dérive connexe :
  • la loi pour l'avortement en 1974 : Simone Veil elle-même affirmait que "l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue" (discours à l'Assemblée Nationale). Henry Berger, président de la commission et rapporteur, entamait ainsi le débat parlementaire en 1974 : "En aucun cas l'avortement ne doit être considéré comme un échec de la contraception, mais seulement comme un ultime recours". Le terme de "détresse" requis a été supprimé cette année, les pilules du lendemain autorisées sans ordonnance en 2000, ce qui relève d'une certaine banalisation, bien reflétée les 220.000 actes par an en France.
  • la loi sur le Pacs en 1998 : Élisabeth Guigou jurait, avant de se contredire quelques années plus tard, que le Pacs ne devrait jamais entraîner de mariage homosexuel. 
  • la loi sur le mariage homosexuel : le lien direct - que la dialectique de l'égalité entraîne automatiquement - entre mariage homosexuel et PMA/GPA/usines à bébé n'a guère été frontalement mis en avant, ne serait-ce que par l'accusation permanente d'homophobie, voire d'antisémitisme. Encore moins l'inévitable polygamie et inceste, dont la négation viendrait pourtant en opposition immédiate à l'argument fondamental : le droit à l'Amour pour tous et sans discrimination. Ceux qui riraient de ces arguments, aussi pleinement logiques soient-ils, n'ont qu'à aller voir au Brésil par exemple.
  • la loi sur le travail le dimanche : promis aux seuls magasins d'outillage, sur la seule base du volontariat, et jamais la nuit. A suivre...
  • la loi sur l'éducation sexuelle à l'école et le genre : A suivre...

On peut donc toutefois imaginer sans trop d'efforts quelques scénarios. Contentons-nous de deux :
1. puisque le genre relève du choix, et qu'il ne nécessite au final ni juge ni médecin, chacun pourra trouver en pharmacie des hormones pour pouvoir devenir un homme. Alors les jeunes filles, de même qu'elles prennent aujourd'hui les pilules contraceptives pour avoir de plus gros seins et une plus belle peau, prendront quelques hormones pour s'éviter les pénibles tracas des menstrues ou le "fardeau" des seins qui poussent et qui gênent (Simone de Beauvoir).
2. nous pourrions nous dispenser à l'école de toute la littérature (dont les Profils sont désormais de plus en plus inaccessibles aux élèves) qui ne comporte pas assez de pronoms 'elle' et qui met trop en avant les stéréotypes de genre, pour les remplacer par des histoires sur mesure préparées par l'Éducation Nationale à cet effet.

Vers un progrès ?
Nous ne cherchons ici qu'à éveiller l'homme de sensibilité moderniste, puisque toute personne réactionnaire aura clairement perçu l'idéologie destructrice derrière tout cela. Raisonnons donc sous la lumière du Droit et du Progrès. La conclusion obligatoire de cette égalité aboutie et de cette indifférenciation totale, entre autres des sexes, n'épargnera pas les promoteurs originels : le féminisme perdra toute raison d'être, puisque la femme n'est plus qu'un concept subjectif. Nous n'en sommes certes qu'aux prémisses.
Ainsi en 2004, avec l'arrêt Griesmar, la Cour de Justice des Communautés Européennes décrétait que "une bonification d'ancienneté d'un an par enfant dont [l'article L 12] réserve le bénéfice aux "femmes fonctionnaires" [...] est incompatible avec le principe d'égalité des rémunérations". Idem depuis 2013 pour les cotisations d'assurances au volant, précédemment moindres pour les femmes. On devrait s'attendre à nombre de plaintes pour discrimination à la cotisation dans le futur, quelque soit le secteur.
Comme nous perdrons le Père Noël, nous perdrons la Fête des mères, et probablement le concept objectif de mère, d'un autre âge. Le concept de galanterie continuera sa chute vertigineuse, quoiqu'on ne puisse accuser le féminisme d'en être le seul responsable.
Se pose enfin la question de l'Education Nationale et de sa vocation. Éduquer ou instruire ? Voulons-nous former des personnes aux savoirs de base, à une certaine culture et à l'art de réfléchir et raisonner, ou souhaitons-nous leur inculquer notre perception du Bien ? Je suis personnellement pour l'enseignement de principes moraux généraux. Quelque soit notre réponse personnelle, un fait est sûr, l'enseignement primaire poursuit sa chute, en nombre d'heures et en savoirs classiques. Est-ce vraiment l'heure propice pour troquer la maîtrise de notre langue pour des cours de découverte du corps et d'acceptation de la différence ?
Et pour ceux qui voudraient sortir des mailles du filet (déculturation, niveau exécrable,  clivages ethnico-religieux, violence, propagande contraire à ses valeurs morales et religieuses), le Sénat s'est vu déposer une proposition de loi en décembre 2013 "visant à limiter la possibilité d’instruction obligatoire donnée par la famille à domicile aux seuls cas d’incapacité", contrevenant directement à l'Article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 : "Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants." Le cas de l'Allemagne peut faire penser que cette proposition ne restera pas nécessairement lettre morte, pour le bien de sociabilisation de l'enfant.

Citations pour les manuels d'histoire de 2050 :
"Toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église", Une religion pour la République, éditions Seuil, 2010
"La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi." La Révolution française n’est pas terminée, éditions du Seuil, 2008.
Vincent Peillon, de la loge du Grand Orient de France (comme ses compères Taubira, Valls, Hollande, Cahuzac et bien d'autres)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire